La nouvelle marque Transgourmet Origine

Parce que le lancement d’une nouvelle marque chez nos clients est toujours un événement, nous avons le plaisir de vous présenter Transgourmet Origine, la nouvelle marque de Transgourmet.

Transgourmet, fournisseur alimentaire incontournable de 60000 clients en restauration commerciale, restauration collective et boulangerie – pâtisserie, confie la production de ses packagings à Gutenberg networks depuis 2008. Aurélie Rossignol, directrice adjointe des achats et de l’offre, nous explique les valeurs portées par la nouvelle marque Transgourmet Origine et sa matérialisation au niveau packaging.

Aurélie Rossignol

GN : Aurélie, Transgourmet a lancé en février sa nouvelle marque Transgourmet Origine. Pouvez-vous nous expliquer quelles sont ses particularités ?

AR : Transgourmet Origine est vraiment une marque engagée et durable. L’impulsion a été donnée par notre maison mère, Coop Suisse, qui est très reconnue et engagée dans le développement durable. www.coop.ch. Coop a à cœur que toutes ses unités puissent évoluer dans ce sens. Ainsi ce n’est pas une démarche marketing mais un souhait sincère et profond lié à notre responsabilité de distributeur. Nous souhaitons être des pionniers en matière de durabilité.

Ainsi la marque Transgourmet Origine s’articule autour de 4 piliers :

  • Un produit Transgourmet Origine est de qualité supérieure, il doit être beau et bon.
  • Il doit avoir une histoire à raconter, une origine précise, connue et vérifiable.
  • Le circuit de distribution le plus court possible.
  • Chaque produit Transgourmet Origine respecte des critères exigeants en terme de développement durable, qui se traduisent par une échelle de durabilité à 3 niveaux : engagé, remarquable et exemplaire.
niveaux d'engagement du boeuf limousin - source : transgourmet-origine.fr
niveaux d’engagement pour le boeuf limousin – source : transgourmet-origine.fr

Pourquoi ces 3 niveaux ?

En plus de la transparence sur le niveau de durabilité du produit, cette échelle permet à nos partenaires d’évoluer vers le niveau supérieur. Nous fixons ensemble la feuille de route leur permettant de s’améliorer et ceci afin d’inscrire la relation fournisseur dans la durée.

Comment sont attribués ces critères de durabilité ?

Le service qualité détermine quels sont les points critiques. Par exemple pour les animaux, nous nous demandons quel est le must du bien être animal. Pour le bœuf : en plus de l’alimentation, nous regardons si les bêtes se font masser (présence de brosses), si la densité est importante (espace dans les bâtiments), si le bâtiment est correctement ventilé (pour éviter les maladies)… Il y a le minimum légal et après, tout ce qu’on peut faire de mieux à chaque étage. Car le développement durable, ce n’est pas que le bilan carbone et l’environnement, c’est aussi des aspects sociétaux, comme se demander si l’agriculteur va pouvoir bien vivre ou quel est l’impact de l’activité d’une fromagerie sur une région.

Christophe Rochard et ses limousines. source : transgourmet-origine.fr
Christophe Rochard et ses limousines.
source : transgourmet-origine.fr

Comment sélectionnez-vous vos fournisseurs ?

Au démarrage, nous nous sommes appuyés sur le portefeuille existant de Transgourmet. Mais pour les développements à venir, c’est vraiment le fruit de rencontres, notamment lors de salons professionnels. Pour la partie gustative, des chefs travaillent à nos côtés en complément du pôle culinaire. Pour l’aspect développement durable, le category manager accompagné du chef de projet Transgourmet Origine vérifient sur place les critères d’éligibilité. Cela peut être des produits français mais aussi qui viennent de l’autre bout du monde, comme l’ananas qui pousse difficilement en France.

Danilo, le gérant de l'exploitation Las Brisas au Costa Rica source : transgourmet-origine.fr
Danilo, le gérant de l’exploitation Las Brisas au Costa Rica
source : transgourmet-origine.fr

Justement, comment avez-vous déterminé de sortir tels produits plutôt que d’autres ?

Nous avons sélectionné des produits du cœur de l’assiette : le bœuf, la volaille, les œufs. Pour les poissons fumés, il s’agit d’une belle rencontre avec Hervé Diers. Son entreprise J.C. David est incroyable. Nous avons été séduits et il a fallu le convaincre de la sincérité de notre projet.

A date, nous avons lancé 31 références et on devrait en avoir au global plus d’une centaine d’ici la fin de l’année et de nombreuses autres en 2017.

Vous développez de nombreux outils permettant à vos clients de transmettre les valeurs de la marque. Quelle est votre stratégie de communication ?

L’idée est que les restaurateurs puissent raconter l’histoire de chaque produit à leur client en salle. Pour cela, nous mettons à leur disposition un storybook, qui est un mini site en ligne. Ils y retrouvent tous les détails sur les produits, un film qu’ils peuvent diffuser en salle, des photos qu’ils peuvent intégrer sur leur carte, mais aussi des informations pour expliquer le produit à leurs équipes en cuisine.

Et au niveau packaging comment cela se traduit-il ?

On demande au fournisseur de façon contractuelle de sélectionner les emballages les plus durables possibles, mais nous restons souples et préférons minimiser les contraintes imposées par la marque lorsque c’est possible. Nous souhaitons juste que le client puisse identifier que Transgourmet a sélectionné ce produit parce qu’il porte les valeurs de la marque Transgourmet Origine. Ainsi nous pouvons choisir de ne développer qu’une étiquette apposée sur les produits des fournisseurs.

Sur ce projet, Gutenberg networks décline la charte graphique créée par l’agence zurichoise Facing. Le challenge est de faire ressortir sur chaque packaging les valeurs de la marque tout en gérant les contraintes techniques et d ‘encombrement avec souvent de petites étiquettes. Ce travail a été mené en coopération avec l’agence et les équipes Transgourmet, ce qui a permis de faire de chaque étiquette un pack unique et de gérer la production en un minimum de temps.

packs

GN : A qui s’adresse Transgourmet Origine ?

Nous touchons de nombreux restaurateurs dont les clients sont en attente de transparence mais aussi la restauration collective, car de nombreuses collectivités sont engagées dans le développement durable.

Avec cette marque vous changez le modèle de distribution classique ?

Nous ne sommes pas les seuls, mais oui, cela a nécessité en interne d’apprendre de nouvelles façons de travailler. Nous avons également adapté notre mode d’approvisionnement. Nous nous engageons par exemple à acheter les cuisses et les suprêmes de poulet en même temps. Il n’y a pas une seule commande qui part sans que cet équilibre matière ne soit respecté, ce qui assure au producteur un écoulement optimal de sa production et à nous de satisfaire différents circuits de distribution. Nous voulons réconcilier toute la chaîne. Chacun doit pouvoir faire son métier dans de bonnes conditions : restaurateur, distributeur, transformateur, producteur. Il faut que chacun en vive convenablement.

Nous voulons inscrire cette démarche dans la durée car nous savons que nous sommes dans le vrai, commencer petit et continuer pas à pas.

 

Interview et article réalisés par Laetitia Masini et Estelle Dronne

 

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *